La méthodologie ACT : un nouvel outil d’évaluation de l’empreinte carbone pour tous les acteurs de la mode et du luxe.
Les différentes approches sur les réductions de l’empreinte carbone des acteurs de mode et groupes de luxe n’ont pas permis de comparer les résultats par rapport aux autres secteurs.
La nouvelle méthodologie Act, portée par l’Association Paris Good Fashion, le DEFI, l’ADEME, les fédérations de l’habillement, et grâce à l’expertise du World Benchmarking Alliance, de Climate Chance et du Cabinet Deloitte, actuellement testée par une dizaine de marques et de groupes de la mode et du luxe, a pour but d’harmoniser les pratiques du secteur.
L’intérêt de cette méthode est qu’elle a déjà été développée dans 14 secteurs tels que le transport, le commerce de détail ou l’agroalimentaire, etc, et qu’elle s’appuie sur neuf modules thématiques, analyse les actions mises en place par les grands groupes, les PME, les marques, les enseignes afin de proposer un outil le plus adapté au secteur très complexe de la mode et du luxe.
Une consultation publique réunissant 185 structures dont des acteurs internationaux a permis d’apporter des précisions et d’adapter l’outil aux grands groupes comme aux TPE. Une phase d’expérimentation de la méthode est en cours avec 18 entreprises.
Environ 90% des données nécessaires sont déjà collectées, par exemple dans le cadre de l’obligation européenne de la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive)« .
Face aux divers projets français et européens de textes encadrant les sujets environnementaux dans le secteur textile, la méthodologie Act précise d’ores et déjà qu’elle se référera à la législation prédominante. Une fois définitivement validée, la méthodologie Act mode et luxe sera disponible en open source, c’est à dire qu’elle sera gratuite. La seule condition sera de former une personne de l’entreprise à sa mise en place.
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3 questions à… Nathalie Barataud, associée de la marque Mapoésie.
Un univers qui connaît un succès jamais démenti. Comment avez-vous pensé votre développement ?
Dès le début, nous avons choisi un modèle de fabrication en précommande, ce qui nous permet d’optimiser les volumes, les stocks, et donc les coûts. Nous avons décidé de nous faire connaître à travers les salons, tissant des liens forts avec nos clients et partenaires à qui nous pré-vendions nos collections. Nous avons créé notre site de vente en 2017, une fois la marque déjà installée et nous avons ouvert ensuite une première boutique dans le 11ème arrondissement à Paris. Nos secteurs d'activité sont équilibrés : le prêt à porter représente un peu plus de 40% de notre CA, les accessoires textiles 45% et l’univers maison 15%.
Nous avons réussi à organiser notre croissance sans lever de fonds, dans un modèle d’autofinancement. Nous employons désormais une dizaine de salariés et si la France reste l’un de nos plus grands marchés, nous sommes très présents à l’international, en Europe (Belgique suisse, Espagne), aux Etats-Unis, en Australie et en Asie (Japon, Corée, Taïwan).
Nous sommes également très fières d’être distribuées dans des lieux prestigieux, notamment des boutiques de musée comme le MoMA à New York. Et même si nous avons pour règle de ne pas divulguer notre chiffre d’affaires, nous pouvons dire que nous connaissons une croissance continue.
Quels sont vos projets pour les prochaines années ?
Nous savourons le privilège d’être indépendantes, ce qui nous permet de gérer notre croissance comme nous l’entendons. Notre objectif est aujourd’hui de nous développer en matière de création mais également en termes de business, notamment dans les territoires où nous ne sommes pas encore, comme le reste de l’Asie.
Nous allons poursuivre notre développement de façon raisonnée, avec une vraie réflexion stratégique. Les fédérations membres de l’UFIMH, et notamment la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin - FFPAPF - nous sont pour cela très précieuses. Nous avons déjà participé au programme Talents, nous avons été coachées par les équipes qui nous ont confortées dans certains choix, et ciblé des points à optimiser. Nous bénéficions d’aides pour participer à des salons internationaux, d’un accompagnement RSE et d’un budget pour optimiser notre développement digital. Un soutien global qui a indéniablement constitué un levier d'accélération pour notre entreprise…
Mapoésie est membre de la Fédération du Prêt-à-Porter Féminin affiliée à l’UFIMH.
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