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Obligation d’information des consommateurs sur les caractéristiques environnementales des produits

Le décret relatif à la réduction, réutilisation et le recyclage des emballages en plastique est enfin paru le 29 avril dernier. Il fixe les modalités pratiques de la mise en œuvre de l’article 13 de la Loi AGEC (Anti -gaspillage, économie circulaire) relative à l’information des consommateurs sur les caractéristiques environnementales des produits et entraîne de nombreuses incidences sur le secteur de l’habillement.   De nombreuses questions d’application doivent faire l’objet d’une FAQ (Foire aux questions) qui sera publiée d’ici fin mai/début juin par le Ministère de la Transition écologique en ligne. L’UFIMH travaille avec d’autres fédérations sur les questions et réponses à faire figurer dans ce document. Nous vous tiendrons informés de la publication de ce document.   Cette obligation concerne tous les producteurs, importateurs et tout autre metteur sur le marché qui doivent informer le consommateur de manière dématérialisée sur la proportion de matériaux recyclés dans les produits, présence de substance dangereuse, possible relargage de microfibres plastiques au lavage, traçabilité des produits.   L’application du décret est prévue dès le 1er janvier 2023 pour les entreprises dont le CA est supérieur à 50 millions d’euros et ayant mis sur le marché au moins 25 000 unités, dès le 1er janvier 2024 pour celles dont le CA est supérieur à 20 millions d’euros et ayant mis sur le marché au moins 10 000 unités, et enfin dès le 1er janvier 2025 pour celles dont le CA est supérieur à 10 millions d’euros et au moins 10 000 unités mis sur le marché.   Lien vers le décret : Décret n° 2022-549 du 14 avril 2022 relatif à la stratégie nationale pour la réduction, la réutilisation, le réemploi et le recyclage des emballages en plastique à usage unique - Légifrance (legifrance.gouv.fr)

Le digital pour faire face aux nouveaux enjeux écologiques

Connaissez-vous Braw Haus ? Ce studio de création est spécialisé dans l’art numérique et la publicité expérimentale. Mais pas seulement : il accompagne aussi les marques de vêtements sur le web.3.(1) Explications avec sa co-fondatrice, Justine Vilgrain.   Comment participez-vous au renouveau des métiers de la mode ? Pour répondre à des consommateurs toujours plus connectés, nous aidons les marques à s’implémenter sur le web 3 via la digitalisation de tout leur univers, des campagnes publicitaires aux vêtements réalisés en 3D, en lien avec la blokchain, les NTF et le Metaverse.   Quels sont les nouveaux métiers qui émergent ? Dans le Metaverse, nous avons besoin de modélisateurs 3D, de développeurs, de chefs de projet studio 3D, … Ce sont souvent des extensions de professions qui existent déjà mais qui s’appliquent à la réalité virtuelle. Par exemple, nous avons des projets totalement NFT : nous venons de réaliser une curation en Irak pour le lancement d’une plateforme NFT.   Qu’apportez-vous à l’industrie de la mode ? En créant des collections complètes sur le Metaverse avant de les réaliser, Braw Haus favorise la frugalité dans un environnement où les enjeux écologiques sont prioritaires. Il s’agit d’être innovant sans renier la créativité. Je suis dyslexique(2) et le digital m’a ouvert un champ d’expressions infini. (1) Web3 renvoie à l’idée d’un Internet décentralisé et plus libre, indépendant des Etats comme des géants du numérique, tels que Google et Facebook. Source : Le Monde.  (2) Justine Vilgrain a fondé Certified Dyslexic et créé un tampon pour montrer cet handicap invisible.   Crédit photo : Justine Vilgrain

Les plus grands champs de coton sont dans nos caves et greniers

Créée il y a 3 ans, Lizee est une société de logiciel de gestion pour la location de tous les produits non périssables. Une opportunité pour le retail de la mode qui voit s’ouvrir de nouveaux business model axés sur l’économie circulaire. Anna Balez, cofondatrice et CEO de Lizee, revient sur…
  1. La location de vêtements : « Aller chercher les produits chez les gens ou dans les entrepôts, afin de les louer, divise par deux la production de vêtements neufs. Aujourd’hui, l’avenir de la mode c’est l’expérience vécue avec un vêtement plutôt que la nouveauté du produit.»
 
  1. L’économie circulaire : « Lizee offre aux marques une plateforme digitale qui permet de mettre en place des services de location et de seconde main, mais aussi de gérer toute la logistique complexe liée à l'économie circulaire : gestion d'un seul stock et des flux sortants et rentrants, contrôle qualité, ... Produire en masse pour vendre en masse n'a plus aucun sens. La nouvelle tendance c'est produire peu mais utiliser beaucoup et par tous ! »
 
  1. Le digital au service de la mode : « Le numérique permet le traitement de nombreuses données pour créer de l'information claire et simple. Nous pouvons enfin traquer des millions et des millions de produits pour optimiser leur cycle de vie et éviter d’en produire de nouveaux.»
  Crédit photo : Lizee.  

Donner aux marques une visibilité à 360° de leur impact sur l’environnement

Lancée en 2018, FAIRLY MADE® est une startup de la green tech créée pour améliorer l’impact de l’industrie textile. En hyper croissance, elle travaille avec des marques telles que Dior, Louis Vuitton, Sandro, Maje, Des Petits Hauts, Minelli etc. Sa co-fondatrice, Laure Betsch nous en dit plus. FAIRLY MADE®, c’est quoi ? Nous mesurons l’impact environnemental et social des produits des marques de mode afin qu’elles puissent les améliorer et progresser sur leur traçabilité. La plateforme SaaS FAIRLY MADE® propose un scoring des vêtements calculé sur 4 critères : le social, la traçabilité, l'environnement et la recyclabilité. Les marques sont ensuite à même de communiquer auprès du client sur le chemin précis parcouru par le vêtement.  Comment ? Grâce à la technologie que nous mettons au service d’une mode plus transparente. Elle nous a permis, entre autres, de développer notre propre plateforme pour collecter et traiter un grand nombre de données de façon très sécurisée. Avec qui ? Pour être au cœur des stratégies de nos marques partenaires, nous travaillons avec les directeurs du développement durable qui pilotent la stratégie RSE de l’entreprise. Puis ce sont les équipes opérationnelles et les chefs de produits qui s’emparent ensuite de notre solution pour identifier les impacts de leur chaîne de valeur et développer des vêtements plus vertueux. Pourquoi ? Notre ambition est de réduire à la source les impacts environnementaux d'un produit et de son emballage sur l'ensemble des étapes de son cycle de vie. L’éco-conception doit devenir la norme, sans perdre pour autant toute la créativité indissociable aux métiers de la mode. C’est un challenge pour les marques de mode et du luxe qui doivent se transformer en tenant compte d’un nombre important de fournisseurs complexe à identifier. Fairly Made® leur fait gagner du temps et leur apporte une expertise essentielle. Pour plus d’informationshttps://www.fairlymade.com/get-started Crédit photo : Fairly Made®

Nous avons TOUS un pouvoir d’action sur la mode responsable

La qualité environnementale a un prix. Il passe par la mutation de tous les acteurs de la chaîne de valeur du secteur Textile-Habillement. Ainsi, pour répondre aux enjeux RSE (décarbonation de l’industrie, meilleure utilisation des ressources) et au besoin de transparence sur l’origine des vêtements, de nouvelles compétences sont nécessaires au sein de nos entreprises. L’extension de nos marchés dans la réalité virtuelle nécessite également de l’expertise 3D dans les équipes.   La traçabilité est notre chantier prioritaire pour mesurer l’empreinte de chaque vêtement et chercher les moyens de nous améliorer. Cela commence par le réemploi des fibres qui nécessite de concevoir des produits facilement recyclables, d’où l’importance de l’écoconception. C’est très vertueux, mais cela appelle aussi une réflexion nouvelle car la mode durable et responsable impose des contraintes (limitation des couleurs, qualité des fibres, réparabilité…) qui ne doivent pas restreindre la créativité. Bien au contraire ! Nous imaginons aisément les nouveaux créatifs dotés d’un parcours en design et d’une culture RSE.   Enfin, l’utilisation du produit est elle-même en train d’évoluer avec la possibilité de louer un vêtement quand nous en avons besoin. Ou alors, si nous craquons pour un nouvel article, c’est pour l’insérer dans le circuit de la seconde main dès que nous l’avons assez vu. En terme d’usage, les marques parlent aujourd’hui d’expérience plutôt que de nouveauté. Les stratégies omnicanales nécessitent de former les équipes en place et les compétences transverses se développent.   Pour tous ces nouveaux aspects, nous avons besoin d’experts RSE, juridiques, stylistiques, digitaux.... qui doivent concevoir les produits ensemble pour prendre le train de la durabilité. La traçabilité, la blockchain, les scores… sont les outils de demain pour permettre aux marques d’être irréprochables aux yeux du consommateur. Au final, c’est bien lui qui aura le dernier mot. Sylvie CHAILLOUX Présidente de l'UFIMH

Un nouveau service de l’origine et du Made in France

©Gwenael_LE_VOT GettyImages Depuis le 2 mai dernier, le SOMIF (Service de l’origine et du Made in France) a été mis en place par la Douane. Installé à Clermont Ferrand, ce service, composé de six experts, a pour but d’informer les entreprises sur le Made in France (IMF) et les renseignements contraignants en matière d’origine (RCO). Plus de détails sur le site du Ministère de l’Economie : https://www.economie.gouv.fr/douane-nouveau-service-made-in-france Utilisation et réglementation de la mention Fabriqué en France : https://www.economie.gouv.fr/cedef/fabrique-en-france Les demandes RCO et IMF doivent être adressées exclusivement par courrier à l’adresse suivante : Direction Générale des Douanes Service de l’Origine et du Made in France BP 10430 8 rue de Rabanesse 63012 CLERMONT FERRAND CEDEX 1

Clarisse Reille prend la direction générale de l’IFTH

Depuis fin mars 2022, Clarisse REILLE cumule les fonctions de Directrice Générale de l’IFTH et du DEFI. Ingénieure de formation, diplômée de Centrale Paris et de l’ENA, Clarisse Reille dispose d’une expérience plurielle l’ayant conduit du secteur public aux secteurs privés, d’un poste de conseillère ministérielle à des postes de directions stratégiques ou opérationnelles. A l’IFTH, elle aura à cœur de valoriser et de renforcer sa mission au service des acteurs économiques de la filière TEXTILE HABILLEMENT, mais également de créer des passerelles et des synergies avec le DEFI. L’objectif commun aux deux entités est de créer les conditions de succès pour accélérer la croissance des entreprises tout en favorisant au quotidien les conditions d’un consensus entre acteurs de la filière. Lien : https://www.ifth.org/2022/04/22/nomination-ifth-accueille-sa-nouvelle-directrice-generale/ Photo : ©François Goizé

« Le fait d’être une femme n’influence plus mon parcours »

Photo © Alexandre Tabaste

 

Témoignage d’Eléonore Baudry, présidente de Figaret

« Il y a 3 ans, j’ai pris la présidence de Figaret, synonyme de qualité et de savoir-faire, avec l’objectif de relancer une marque endormie en travaillant sa notoriété, le digital, et en la remettant au goût du jour en termes de style et d’image.

 

Pour moi, la mode, c’est le beau, et le beau qui dure. De belles pièces. Mon rapport à la mode est un rapport amoureux, mais pas que : un vêtement m’apporte de la confiance et peut-être même, du pouvoir.


Aujourd’hui, je peux dire que le fait d’être une femme n’influence plus mon parcours. En tant que présidente, je donne la vision, la stratégie puis je dirige de façon souple afin que mes équipes aient les coudées franches. Je ne sais pas si c’est un management de femme, mais c’est le mien. »

« Je n’ai pas cherché à utiliser ma féminité pour monter ma boîte »

Florence Hallouin, fondatrice de Hamac

Il y a 12 ans, les couches HAMAC arrivaient sur le marché français en remettant au goût du jour les couches lavables (1).

 

À l’origine de cette initiative, Florence Hallouin, qui a créé sa société par conviction : « Un bébé est changé 5 000 fois, soit 1 tonne de déchets par enfant. Faire un produit qui réduit les déchets et préserve la santé des enfants est ma première motivation. »

 

Ingénieure-designer industriel, Florence Hallouin a travaillé pour les Galeries Lafayette, Sonia Rykiel et le Groupe Walt Disney avant de créer HAMAC. « Je n’ai pas cherché à utiliser ma féminité pour monter ma boîte. Je ne suis pas non plus un homme déguisé en femme. J’ai une façon personnelle de diriger mon entreprise, dans une démarche collaborative. »

 

(1) HAMAC emploie 12 personnes (suivi de production, marketing, service client et R&D), les couches HAMAC sont labellisées Origine France Garantie et certifiées Oeko Tex 100