Synthèse de l’étude réalisée par Première Vision et l’IFM : les consommateurs face à la mode éco-responsable.
L’enquête pilotée par Gildas MINVIELLE, Responsable de l’Observatoire Economique de l’IFM montre la solidité du marché de l’éco-responsabilité.
En 2022, le prix se classe toujours en tête des critères indétrônables, suivi par la qualité pour les Européens et le confort pour les Américains. Dans les mois à venir, le premier frein pourrait être le prix.
La matière est, quant à elle, perçue dans 3 pays sur 5 comme levier principal d’une mode plus responsable. Dans deux des pays étudiés, un article éco-responsable est d’abord produit localement. L’aspect prioritaire donné au développement durable dans leur communication ces dernières années semble avoir porté ses fruits.
Le polyester, l’acrylique et le polyamide sont cités comme matières délétères pour l’environnement. Par contre, le lin et la laine, matières naturelles, ont la préférence et occupent les places du podium dans les cinq pays d’études devant la soie.
La mode éco-responsable a donc devant elle un grand challenge d’information.
Retrouvez l’étude sur le site de Première Vision : Étude Première Vision x IFM : Les consommateurs face à la mode éco-responsable – Première Vision (premierevision.com)
Replay de la conférence de Gildas Minvielle sur les résultats de l’étude IFM-Première Vision : Talk – Quelles matières pour un produit de mode éco-responsable ? – Première Vision (premierevision.com)
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3 questions à… Nathalie Barataud, associée de la marque Mapoésie.
Un univers qui connaît un succès jamais démenti. Comment avez-vous pensé votre développement ?
Dès le début, nous avons choisi un modèle de fabrication en précommande, ce qui nous permet d’optimiser les volumes, les stocks, et donc les coûts. Nous avons décidé de nous faire connaître à travers les salons, tissant des liens forts avec nos clients et partenaires à qui nous pré-vendions nos collections. Nous avons créé notre site de vente en 2017, une fois la marque déjà installée et nous avons ouvert ensuite une première boutique dans le 11ème arrondissement à Paris. Nos secteurs d'activité sont équilibrés : le prêt à porter représente un peu plus de 40% de notre CA, les accessoires textiles 45% et l’univers maison 15%.
Nous avons réussi à organiser notre croissance sans lever de fonds, dans un modèle d’autofinancement. Nous employons désormais une dizaine de salariés et si la France reste l’un de nos plus grands marchés, nous sommes très présents à l’international, en Europe (Belgique suisse, Espagne), aux Etats-Unis, en Australie et en Asie (Japon, Corée, Taïwan).
Nous sommes également très fières d’être distribuées dans des lieux prestigieux, notamment des boutiques de musée comme le MoMA à New York. Et même si nous avons pour règle de ne pas divulguer notre chiffre d’affaires, nous pouvons dire que nous connaissons une croissance continue.
Quels sont vos projets pour les prochaines années ?
Nous savourons le privilège d’être indépendantes, ce qui nous permet de gérer notre croissance comme nous l’entendons. Notre objectif est aujourd’hui de nous développer en matière de création mais également en termes de business, notamment dans les territoires où nous ne sommes pas encore, comme le reste de l’Asie.
Nous allons poursuivre notre développement de façon raisonnée, avec une vraie réflexion stratégique. Les fédérations membres de l’UFIMH, et notamment la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin - FFPAPF - nous sont pour cela très précieuses. Nous avons déjà participé au programme Talents, nous avons été coachées par les équipes qui nous ont confortées dans certains choix, et ciblé des points à optimiser. Nous bénéficions d’aides pour participer à des salons internationaux, d’un accompagnement RSE et d’un budget pour optimiser notre développement digital. Un soutien global qui a indéniablement constitué un levier d'accélération pour notre entreprise…
Mapoésie est membre de la Fédération du Prêt-à-Porter Féminin affiliée à l’UFIMH.
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