Bonus réparation textile de Refashion
Le dispositif annoncé par le Gouvernement en juillet dernier « Bonus réparation textile » permettra, à partir d’octobre prochain, aux consommateurs de profiter d’une remise sur facture au moment de réparer leurs vêtements ou leurs chaussures.
Le Fonds de Réparation piloté par Refashion à la demande du Gouvernement a pour mission d’encourager le consommateur français à faire réparer ses vêtements et chaussures, d’allonger leur durée de vie et de réduire ainsi le volume des déchets. Il doit mettre en valeur les réparateurs et leurs savoir-faire, valoriser les métiers de la cordonnerie et de la retoucherie et encourager les marques et distributeurs à proposer des services de réparation à leurs clients. Le montant du bonus doit représenter au maximum 60 % du prix de la réparation.
Les entreprises françaises (artisans ou marques et distributeurs) qui souhaitent y participer doivent s’inscrire gratuitement sur le site web de Refashion afin d’être « labélisées » et identifiées par les futurs clients.
L’État souhaite ainsi accroître, grâce à ce dispositif, de 35 % le nombre de produits textiles et de chaussures réparés d’ici à 2028. En effet, chaque année, les Français jettent plus de 700.000 tonnes de vêtements
Retrouvez les critères de labellisation et les montants/réparations éligibles au bonus réparation sur le site de Refashion
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3 questions à… Nathalie Barataud, associée de la marque Mapoésie.
Un univers qui connaît un succès jamais démenti. Comment avez-vous pensé votre développement ?
Dès le début, nous avons choisi un modèle de fabrication en précommande, ce qui nous permet d’optimiser les volumes, les stocks, et donc les coûts. Nous avons décidé de nous faire connaître à travers les salons, tissant des liens forts avec nos clients et partenaires à qui nous pré-vendions nos collections. Nous avons créé notre site de vente en 2017, une fois la marque déjà installée et nous avons ouvert ensuite une première boutique dans le 11ème arrondissement à Paris. Nos secteurs d'activité sont équilibrés : le prêt à porter représente un peu plus de 40% de notre CA, les accessoires textiles 45% et l’univers maison 15%.
Nous avons réussi à organiser notre croissance sans lever de fonds, dans un modèle d’autofinancement. Nous employons désormais une dizaine de salariés et si la France reste l’un de nos plus grands marchés, nous sommes très présents à l’international, en Europe (Belgique suisse, Espagne), aux Etats-Unis, en Australie et en Asie (Japon, Corée, Taïwan).
Nous sommes également très fières d’être distribuées dans des lieux prestigieux, notamment des boutiques de musée comme le MoMA à New York. Et même si nous avons pour règle de ne pas divulguer notre chiffre d’affaires, nous pouvons dire que nous connaissons une croissance continue.
Quels sont vos projets pour les prochaines années ?
Nous savourons le privilège d’être indépendantes, ce qui nous permet de gérer notre croissance comme nous l’entendons. Notre objectif est aujourd’hui de nous développer en matière de création mais également en termes de business, notamment dans les territoires où nous ne sommes pas encore, comme le reste de l’Asie.
Nous allons poursuivre notre développement de façon raisonnée, avec une vraie réflexion stratégique. Les fédérations membres de l’UFIMH, et notamment la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin - FFPAPF - nous sont pour cela très précieuses. Nous avons déjà participé au programme Talents, nous avons été coachées par les équipes qui nous ont confortées dans certains choix, et ciblé des points à optimiser. Nous bénéficions d’aides pour participer à des salons internationaux, d’un accompagnement RSE et d’un budget pour optimiser notre développement digital. Un soutien global qui a indéniablement constitué un levier d'accélération pour notre entreprise…
Mapoésie est membre de la Fédération du Prêt-à-Porter Féminin affiliée à l’UFIMH.
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