En un an, nous sommes devenus un réseau fort et visible

19 juin 2024

 

En arrivant à la présidence de l’UFIMH, ma première action a été de créer une co-présidence, car nous sommes une équipe, investie et engagée, qui menons les mêmes combats. L’année écoulée a confirmé mon ambition : j’ai calculé pas moins de 100 h de réunions avec chacun des pilotes !

Constituer l’équipe, trouver notre mode de fonctionnement, rassurer sur nos intentions, assainir les finances de l’UFIMH, l’année a été variée et rythmée.

La nouvelle organisation nous a permis de gagner en agilité, de prendre plus rapidement des décisions avec – à nouveau – cette volonté de trouver une issue aux sujets qui divisent.

Rendre visible l’UFIMH et valoriser le travail réalisé, tel a été également mon credo tout au long de 2021. Car gérer les questions régaliennes de la profession pour que nos adhérents puissent s’appuyer sur des décisions robustes, n’est pas la tâche la plus aisée ni la plus « fun ».

Enfin, grâce au travail engagé des pilotes, eux-mêmes chefs d’entreprise, nos permanents ont retrouvé du sens pour porter leurs idées et conduire leurs actions. Tout ce travail réalisé ensemble pour la profession fait aujourd’hui tourner la maison mode.

Ce ne serait pas possible sans l’UFIMH, ce grand réseau fort de la richesse des individus qui le composent.

Sylvie Chailloux, Présidente de l’UFIMH

Laurent Marck, commission relocalisation Made in France, relève 3 actions marquantes

  1. Le groupe de travail sur les marchés publics a montré une réelle volonté d’avancer de la part des acteurs, y compris de l’État. Il s’agit de réviser les critères de notation des marchés publics afin de valoriser ceux qui respectent la RSE. Les discussions devraient aboutir début 2022.

Objectif : aider les entreprises françaises et européennes à gagner plus de marchés. 

 

  1. Le formidable travail réalisé par La Maison des savoir-faire et de la fabrication au service des confectionneurs et des marques.

Prochaine étape en 2022 : moderniser la plateforme digitale.

 

  1. Les premières expérimentations ont été lancées pour faire coopérer les marques, les fabricants et les confectionneurs français (en dehors du luxe). Un travail de reconnexions et de compréhension de part et d’autre a débuté. Les premières actions seront lancées dès 2022.

 

Yann Rivoallan, commission marques innovation, retient un mot : métavers

« Notre monde se transforme très vite et sa virtualisation devient de plus en plus réelle. La pandémie accélère le mouvement : en 8 semaines de confinement en 2020, nous avons gagné 8 ans de web. Aujourd’hui, 25 % du chiffre d’affaires du commerce est du e-commerce. Facebook confirme le mouvement en devenant Méta. À nous de prendre le train de ce nouveau web en 3D qui bouleverse nos habitudes. Dans les prochaines années, les marques vont devoir relever le challenge des vêtements virtuels. Il s’agit donc de comprendre très vite les enjeux de ce nouveau monde afin de prendre sa place, gagner des parts de marché et accroître son chiffre d’affaires. »

 

Jacques Martin-Lalande et Laurent Vandenbor, commission emploi formation à l’UFIMH, évoquent 2 mesures phares

  • La prolongation de l’APLD (allocation partielle longue durée) : négociée paritairement par la commission dans le cadre d’une convention dès le début de la crise sanitaire, l’APLD a permis de mettre en place des dispositions pour absorber les ralentissements d’activités et limiter les pertes d’emplois. En 2022, la rupture des approvisionnements et les aléas de production justifieraient de maintenir cette allocation.

 

  • La convention mesure d’urgence: celle-ci a soutenu la formation en optimisant les temps d’inactivités des salariés. Elle a aussi permis de préparer 2022 et les besoins en recrutement à venir des entreprises.

 

Pierre-François Le Louët, commission relations externes, se souvient de l’événement : « Rôle Modèle »

La 1ère édition a été organisée le 7 décembre avec le soutien du DEFI, mais aussi de Bpifance et de l’IFCIC.

 

« À l’Espace Niemeyer à Paris, institutionnels, experts et entrepreneurs se sont succédé devant un public de banquiers et de financiers pour « mettre en exergue les bonnes raisons d’épauler la mode hexagonale », réconcilier la mode et la banque. Au cours de cette journée, nous avons présenté, au travers de belles success-stories, tout le dynamisme et les capacités de développement du prêt à porter. »

 

Pour Claire Besançon, commission RSE, 2 combats majeurs ont marqué l’année

1/ Dans le cadre de la loi AGEC (loi anti-gaspillage pour une économie circulaire) qui crée de nouvelles obligations d’information sur la traçabilité pour les consommateurs (voir newsletter n° 7), l’UFIMH et les fédérations du textile et de l’habillement se sont opposées à la méthode proposée. Entendues par le ministère de la Transition écologique, elles ont constitué un groupe pilote de 13 entreprises afin de tester les outils de traçabilité actuellement disponibles sur le marché.

 

2/ Même combat pour la Loi Climat et résilience (voir newsletter n° 7) : contre la méthode d’affichage environnemental à destination de la filière textile-habillement-cuir du ministère de la Transition écologique, le DEFI – avec la participation de l’UFIMH – a proposé « EcodesignScore », une méthode associée à un site open source. Sous réserve de validation par l’ADEME, elle sera expérimentée à partir de janvier 2022 et permettra à chaque entreprise de générer sa note facilement.

 

Pour Daniel Crépin, trésorier de l’UFIMH, 2021 c’est avant tout un chiffre : 50 000 euros

Il correspond aux économies réalisées cette année par l’UFIMH grâce aux nombreux efforts de chacun.

 

« C’est bien, mais cela ne suffit pas. J’appelle les nombreux fabricants français qui ne l’ont pas encore fait à venir nous rejoindre et profiter de nos nombreux services. Plus nous serons nombreux, plus nous aurons les moyens de reconstruire notre industrie localement. Relocaliser et fabriquer des vêtements écoresponsables va prendre du temps : nous avons besoin de toutes nos forces. »

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La Fédération Française du Prêt à Porter Féminin lance son programme « Mentor Digital »

« Mentor Digital », lancé par la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin et soutenu par le DEFI, est un programme court d’accompagnement sur 9 semaines destiné aux marques pour les former à la modélisation 3D, l’intelligence artificielle, l’e-commerce, les réseaux sociaux, la cybersécurité.   Ce programme, encadré par Myriam Aïlo, Directrice Générale d’Avnier et experte en stratégie de service et UX design ainsi que par 10 professionnels mobilisés sur toutes les problématiques digitales, vise à booster l’activité des marques grâce à l’innovation et le digital pour mettre la technologie au service de la stratégie.   Le programme se déroule en 5 demi-journées réparties en :
  • 1 masterclass inspirationnelle,
  • 3 Workshops pratiques,
  • un accompagnement individuel.
  Les critères pour intégrer le programme : –être une marque française de prêt-à-porter, – souhaiter se faire accompagner pour construire sa stratégie digitale, – avoir un chiffre d’affaires minimum de 1M€, – être à jour de cotisation avec le DEFI (www.defimode.org/la-taxe/comment-payer/).   Onze marques ont été sélectionnées parmi 35 candidatures par le pôle Entrepreneuriat de la Fédération : Soi Paris, Flotte, Prêt pour Partir, Sacrécoeur, Diega, Louise Misha, Noyoco, Labdip, Destrée, Hartford et Casey Casey.   Les candidatures sont closes pour 2024 mais une prochaine édition de MENTOR DIGITAL est prévue pour le premier semestre 2025.   Par ailleurs, la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin travaille sur un programme équivalent sur le leadership : posture de dirigeant et management, recrutement et rémunération, prise de parole et personal branding au deuxième semestre 2024.   ❓ Pour être recontacté par la Fédération et en savoir-plus sur le programme, cliquez sur ce lien  

La méthodologie ACT : un nouvel outil d’évaluation de l’empreinte carbone pour tous les acteurs de la mode et du luxe.

Les différentes approches sur les réductions de l’empreinte carbone des acteurs de mode et groupes de luxe n’ont pas permis de comparer les résultats par rapport aux autres secteurs. La nouvelle méthodologie Act, portée par l’Association Paris Good Fashion, le DEFI, l’ADEME, les fédérations de l’habillement, et grâce à l’expertise du World Benchmarking Alliance, de Climate Chance et du Cabinet Deloitte, actuellement testée par une dizaine de marques et de groupes de la mode et du luxe, a pour but d'harmoniser les pratiques du secteur. L’intérêt de cette méthode est qu’elle a déjà été développée dans 14 secteurs tels que le transport, le commerce de détail ou l’agroalimentaire, etc, et qu’elle s’appuie sur neuf modules thématiques, analyse les actions mises en place par les grands groupes, les PME, les marques, les enseignes afin de proposer un outil le plus adapté au secteur très complexe de la mode et du luxe. Une consultation publique réunissant 185 structures dont des acteurs internationaux a permis d’apporter des précisions et d’adapter l’outil aux grands groupes comme aux TPE. Une phase d’expérimentation de la méthode est en cours avec 18 entreprises. Environ 90% des données nécessaires sont déjà collectées, par exemple dans le cadre de l'obligation européenne de la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive)". Face aux divers projets français et européens de textes encadrant les sujets environnementaux dans le secteur textile, la méthodologie Act précise d'ores et déjà qu'elle se référera à la législation prédominante. Une fois définitivement validée, la méthodologie Act mode et luxe sera disponible en open source, c'est à dire qu'elle sera gratuite. La seule condition sera de former une personne de l'entreprise à sa mise en place. Lien ADEME : https://agirpourlatransition.ademe.fr/entreprises/aides-financieres/20230504/act-assessing-low-carbon-transition-france-2023

3ème édition des De(ux) Mains du Luxe à Lyon du 6 au 9 Juin

A l’occasion des 100 ans des Meilleurs Ouvriers de France et des finales nationales du concours Meilleurs Apprentis de France, les Maisons du Comité Colbert s’engagent aux côtés des MOF pour faire découvrir les métiers de l’artisanat et du luxe (doreur, graveur, porcelainier, joaillier, couturier, maroquinier, orfèvre, chef patissier, palefrenier, sommelier, maçon et autres). Quatre jours pour jouer et découvrir les métiers et savoir-faire ainsi que leurs formations avec des professionnels à travers des activités ludiques des métiers, des initiations à certains savoir-faire, masterclasses et conférences. L’événement se déroulera au Centre des Congrès, 50 quai Charles de Gaulle, 69006 Lyon, du jeudi 6 au dimanche 9 juin. Inscription à l'événement Les de(ux)mains du luxe (lesdemainsduluxe.com)