En un an, nous sommes devenus un réseau fort et visible

5 juillet 2022

 

En arrivant à la présidence de l’UFIMH, ma première action a été de créer une co-présidence, car nous sommes une équipe, investie et engagée, qui menons les mêmes combats. L’année écoulée a confirmé mon ambition : j’ai calculé pas moins de 100 h de réunions avec chacun des pilotes !

Constituer l’équipe, trouver notre mode de fonctionnement, rassurer sur nos intentions, assainir les finances de l’UFIMH, l’année a été variée et rythmée.

La nouvelle organisation nous a permis de gagner en agilité, de prendre plus rapidement des décisions avec – à nouveau – cette volonté de trouver une issue aux sujets qui divisent.

Rendre visible l’UFIMH et valoriser le travail réalisé, tel a été également mon credo tout au long de 2021. Car gérer les questions régaliennes de la profession pour que nos adhérents puissent s’appuyer sur des décisions robustes, n’est pas la tâche la plus aisée ni la plus « fun ».

Enfin, grâce au travail engagé des pilotes, eux-mêmes chefs d’entreprise, nos permanents ont retrouvé du sens pour porter leurs idées et conduire leurs actions. Tout ce travail réalisé ensemble pour la profession fait aujourd’hui tourner la maison mode.

Ce ne serait pas possible sans l’UFIMH, ce grand réseau fort de la richesse des individus qui le composent.

Sylvie Chailloux, Présidente de l’UFIMH

Laurent Marck, commission relocalisation Made in France, relève 3 actions marquantes

  1. Le groupe de travail sur les marchés publics a montré une réelle volonté d’avancer de la part des acteurs, y compris de l’État. Il s’agit de réviser les critères de notation des marchés publics afin de valoriser ceux qui respectent la RSE. Les discussions devraient aboutir début 2022.

Objectif : aider les entreprises françaises et européennes à gagner plus de marchés. 

 

  1. Le formidable travail réalisé par La Maison des savoir-faire et de la fabrication au service des confectionneurs et des marques.

Prochaine étape en 2022 : moderniser la plateforme digitale.

 

  1. Les premières expérimentations ont été lancées pour faire coopérer les marques, les fabricants et les confectionneurs français (en dehors du luxe). Un travail de reconnexions et de compréhension de part et d’autre a débuté. Les premières actions seront lancées dès 2022.

 

Yann Rivoallan, commission marques innovation, retient un mot : métavers

« Notre monde se transforme très vite et sa virtualisation devient de plus en plus réelle. La pandémie accélère le mouvement : en 8 semaines de confinement en 2020, nous avons gagné 8 ans de web. Aujourd’hui, 25 % du chiffre d’affaires du commerce est du e-commerce. Facebook confirme le mouvement en devenant Méta. À nous de prendre le train de ce nouveau web en 3D qui bouleverse nos habitudes. Dans les prochaines années, les marques vont devoir relever le challenge des vêtements virtuels. Il s’agit donc de comprendre très vite les enjeux de ce nouveau monde afin de prendre sa place, gagner des parts de marché et accroître son chiffre d’affaires. »

 

Jacques Martin-Lalande et Laurent Vandenbor, commission emploi formation à l’UFIMH, évoquent 2 mesures phares

  • La prolongation de l’APLD (allocation partielle longue durée) : négociée paritairement par la commission dans le cadre d’une convention dès le début de la crise sanitaire, l’APLD a permis de mettre en place des dispositions pour absorber les ralentissements d’activités et limiter les pertes d’emplois. En 2022, la rupture des approvisionnements et les aléas de production justifieraient de maintenir cette allocation.

 

  • La convention mesure d’urgence: celle-ci a soutenu la formation en optimisant les temps d’inactivités des salariés. Elle a aussi permis de préparer 2022 et les besoins en recrutement à venir des entreprises.

 

Pierre-François Le Louët, commission relations externes, se souvient de l’événement : « Rôle Modèle »

La 1ère édition a été organisée le 7 décembre avec le soutien du DEFI, mais aussi de Bpifance et de l’IFCIC.

 

« À l’Espace Niemeyer à Paris, institutionnels, experts et entrepreneurs se sont succédé devant un public de banquiers et de financiers pour « mettre en exergue les bonnes raisons d’épauler la mode hexagonale », réconcilier la mode et la banque. Au cours de cette journée, nous avons présenté, au travers de belles success-stories, tout le dynamisme et les capacités de développement du prêt à porter. »

 

Pour Claire Besançon, commission RSE, 2 combats majeurs ont marqué l’année

1/ Dans le cadre de la loi AGEC (loi anti-gaspillage pour une économie circulaire) qui crée de nouvelles obligations d’information sur la traçabilité pour les consommateurs (voir newsletter n° 7), l’UFIMH et les fédérations du textile et de l’habillement se sont opposées à la méthode proposée. Entendues par le ministère de la Transition écologique, elles ont constitué un groupe pilote de 13 entreprises afin de tester les outils de traçabilité actuellement disponibles sur le marché.

 

2/ Même combat pour la Loi Climat et résilience (voir newsletter n° 7) : contre la méthode d’affichage environnemental à destination de la filière textile-habillement-cuir du ministère de la Transition écologique, le DEFI – avec la participation de l’UFIMH – a proposé « EcodesignScore », une méthode associée à un site open source. Sous réserve de validation par l’ADEME, elle sera expérimentée à partir de janvier 2022 et permettra à chaque entreprise de générer sa note facilement.

 

Pour Daniel Crépin, trésorier de l’UFIMH, 2021 c’est avant tout un chiffre : 50 000 euros

Il correspond aux économies réalisées cette année par l’UFIMH grâce aux nombreux efforts de chacun.

 

« C’est bien, mais cela ne suffit pas. J’appelle les nombreux fabricants français qui ne l’ont pas encore fait à venir nous rejoindre et profiter de nos nombreux services. Plus nous serons nombreux, plus nous aurons les moyens de reconstruire notre industrie localement. Relocaliser et fabriquer des vêtements écoresponsables va prendre du temps : nous avons besoin de toutes nos forces. »

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Le guide et recommandations des acheteurs publics textile-habillement-chaussure vient de paraître

Le rapport « Relocalisation et Mode durable » réalisé par le Comité Stratégique de Filière Mode et Luxe, avec la participation de la FACIM, les institutions, la Maison du Savoir Faire et de la Création et les entreprises du Textile, Habillement, Cuir, souligne l’importance de la commande publique comme levier de compétitivité et outil de relocalisation. Ce guide, destiné aux acheteurs publics, intègre 14 recommandations concrètes pour les guider dans la rédaction de leurs appels d’offres (cahier des clauses techniques, règlement de la consultation, critères d’attribution, seuils de critères techniques). Toutes les clés leur sont données pour faire en sorte que la production française soit favorisée en respectant le code de la fonction publique.   Lien : https://www.dropbox.com/scl/fo/d4tn8c631u37wi6lifjda/h?dl=0&rlkey=8kydfcc7hxzscyx6v2t32lvev

Yann Rivoallan élu Président de la Fédération Française du Prêt-à-Porter Féminin

Lors de son Assemblée Générale du 23 juin dernier à La Caserne, la Fédération Française du Prêt-à-Porter Féminin a élu Yann RIVOALLAN à la présidence pour trois ans. Co-fondateur en 2008 de la société The Other Store, rebaptisée The OZ, spécialisée dans le e-commerce pour les marques de mode, il créé récemment une deuxième entreprise, Everywhere Anytime, qui explore de nouveaux formats digitaux pour la formation des professionnels. Monsieur RIVOALLAN entend poursuivre le travail de modernisation de son prédécesseur en fixant ses priorités autour de la RSE, l’international et l’omnicanallité. Il entend digitaliser la Fédération et ses actions pour développer les relations avec ses membres, rassembler les acteurs du secteur via des rencontres physiques et virtuelles et amplifier la coopération dans le but de trouver des solutions pour accélérer la croissance responsable des adhérents. Il sera accompagné dans sa mission à la Fédération de trois Vice-Présidents : Sophie PINEAU, Alain SARFATI, Hervé COULOMBEL et de Eric SPRUNG au poste de Trésorier.

Sylvie Chailloux, Présidente de l’UFIMH, salue la mission accomplie par Pierre-François Le Louët à la présidence de la Fédération Française du Prêt-à-Porter Féminin

« Durant ses deux mandats, Pierre-François LE LOUET n’a cessé d’être à l’écoute des entreprises et d’œuvrer, avec l’aide des équipes de la Fédération, pour la modernité, la numérisation, la transformation des modèles économiques et les nouvelles dynamiques de développement durable. Sa force et son acharnement ont assurément permis de redynamiser la Fédération mais également de recréer une collaboration avec les institutions et les autres Fédérations. Je le remercie sincèrement pour son implication sans limite pour notre secteur et l’appui qu’il lui a apporté dans les travaux de l’UFIMH. Je suis ravie que Yann Rivoallan ait été élu pour prendre la suite de ses missions à la présidence de la Fédération et je suis convaincue qu’ensemble, nous accélèrerons tout ce qui a été entrepris ces 6 dernières années ».