En un an, nous sommes devenus un réseau fort et visible

3 mars 2024

 

En arrivant à la présidence de l’UFIMH, ma première action a été de créer une co-présidence, car nous sommes une équipe, investie et engagée, qui menons les mêmes combats. L’année écoulée a confirmé mon ambition : j’ai calculé pas moins de 100 h de réunions avec chacun des pilotes !

Constituer l’équipe, trouver notre mode de fonctionnement, rassurer sur nos intentions, assainir les finances de l’UFIMH, l’année a été variée et rythmée.

La nouvelle organisation nous a permis de gagner en agilité, de prendre plus rapidement des décisions avec – à nouveau – cette volonté de trouver une issue aux sujets qui divisent.

Rendre visible l’UFIMH et valoriser le travail réalisé, tel a été également mon credo tout au long de 2021. Car gérer les questions régaliennes de la profession pour que nos adhérents puissent s’appuyer sur des décisions robustes, n’est pas la tâche la plus aisée ni la plus « fun ».

Enfin, grâce au travail engagé des pilotes, eux-mêmes chefs d’entreprise, nos permanents ont retrouvé du sens pour porter leurs idées et conduire leurs actions. Tout ce travail réalisé ensemble pour la profession fait aujourd’hui tourner la maison mode.

Ce ne serait pas possible sans l’UFIMH, ce grand réseau fort de la richesse des individus qui le composent.

Sylvie Chailloux, Présidente de l’UFIMH

Laurent Marck, commission relocalisation Made in France, relève 3 actions marquantes

  1. Le groupe de travail sur les marchés publics a montré une réelle volonté d’avancer de la part des acteurs, y compris de l’État. Il s’agit de réviser les critères de notation des marchés publics afin de valoriser ceux qui respectent la RSE. Les discussions devraient aboutir début 2022.

Objectif : aider les entreprises françaises et européennes à gagner plus de marchés. 

 

  1. Le formidable travail réalisé par La Maison des savoir-faire et de la fabrication au service des confectionneurs et des marques.

Prochaine étape en 2022 : moderniser la plateforme digitale.

 

  1. Les premières expérimentations ont été lancées pour faire coopérer les marques, les fabricants et les confectionneurs français (en dehors du luxe). Un travail de reconnexions et de compréhension de part et d’autre a débuté. Les premières actions seront lancées dès 2022.

 

Yann Rivoallan, commission marques innovation, retient un mot : métavers

« Notre monde se transforme très vite et sa virtualisation devient de plus en plus réelle. La pandémie accélère le mouvement : en 8 semaines de confinement en 2020, nous avons gagné 8 ans de web. Aujourd’hui, 25 % du chiffre d’affaires du commerce est du e-commerce. Facebook confirme le mouvement en devenant Méta. À nous de prendre le train de ce nouveau web en 3D qui bouleverse nos habitudes. Dans les prochaines années, les marques vont devoir relever le challenge des vêtements virtuels. Il s’agit donc de comprendre très vite les enjeux de ce nouveau monde afin de prendre sa place, gagner des parts de marché et accroître son chiffre d’affaires. »

 

Jacques Martin-Lalande et Laurent Vandenbor, commission emploi formation à l’UFIMH, évoquent 2 mesures phares

  • La prolongation de l’APLD (allocation partielle longue durée) : négociée paritairement par la commission dans le cadre d’une convention dès le début de la crise sanitaire, l’APLD a permis de mettre en place des dispositions pour absorber les ralentissements d’activités et limiter les pertes d’emplois. En 2022, la rupture des approvisionnements et les aléas de production justifieraient de maintenir cette allocation.

 

  • La convention mesure d’urgence: celle-ci a soutenu la formation en optimisant les temps d’inactivités des salariés. Elle a aussi permis de préparer 2022 et les besoins en recrutement à venir des entreprises.

 

Pierre-François Le Louët, commission relations externes, se souvient de l’événement : « Rôle Modèle »

La 1ère édition a été organisée le 7 décembre avec le soutien du DEFI, mais aussi de Bpifance et de l’IFCIC.

 

« À l’Espace Niemeyer à Paris, institutionnels, experts et entrepreneurs se sont succédé devant un public de banquiers et de financiers pour « mettre en exergue les bonnes raisons d’épauler la mode hexagonale », réconcilier la mode et la banque. Au cours de cette journée, nous avons présenté, au travers de belles success-stories, tout le dynamisme et les capacités de développement du prêt à porter. »

 

Pour Claire Besançon, commission RSE, 2 combats majeurs ont marqué l’année

1/ Dans le cadre de la loi AGEC (loi anti-gaspillage pour une économie circulaire) qui crée de nouvelles obligations d’information sur la traçabilité pour les consommateurs (voir newsletter n° 7), l’UFIMH et les fédérations du textile et de l’habillement se sont opposées à la méthode proposée. Entendues par le ministère de la Transition écologique, elles ont constitué un groupe pilote de 13 entreprises afin de tester les outils de traçabilité actuellement disponibles sur le marché.

 

2/ Même combat pour la Loi Climat et résilience (voir newsletter n° 7) : contre la méthode d’affichage environnemental à destination de la filière textile-habillement-cuir du ministère de la Transition écologique, le DEFI – avec la participation de l’UFIMH – a proposé « EcodesignScore », une méthode associée à un site open source. Sous réserve de validation par l’ADEME, elle sera expérimentée à partir de janvier 2022 et permettra à chaque entreprise de générer sa note facilement.

 

Pour Daniel Crépin, trésorier de l’UFIMH, 2021 c’est avant tout un chiffre : 50 000 euros

Il correspond aux économies réalisées cette année par l’UFIMH grâce aux nombreux efforts de chacun.

 

« C’est bien, mais cela ne suffit pas. J’appelle les nombreux fabricants français qui ne l’ont pas encore fait à venir nous rejoindre et profiter de nos nombreux services. Plus nous serons nombreux, plus nous aurons les moyens de reconstruire notre industrie localement. Relocaliser et fabriquer des vêtements écoresponsables va prendre du temps : nous avons besoin de toutes nos forces. »

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Grande Exposition du Fabriqué en France à l’Élysée : ouverture de l’appel à candidatures 2024

Après le succès des précédentes éditions, la Grande Exposition du Fabriqué en France fait son retour à la fin du mois de juin 2024 au Palais de l’Elysée.   Initiée par le Président de la République, ce rendez-vous annuel incontournable met à l’honneur les entreprises, les artisans, les producteurs et les industriels qui s’engagent pleinement dans la fabrication française. En 2023, plus de 9000 visiteurs avaient ainsi pu découvrir au palais de l’Elysée plus de 120 produits français, issus de tous les territoires de l’hexagone et de nos Outre-mer, sélectionnés parmi 2 452 produits candidats.  Après une première pré-sélection réalisée par les préfectures, un comité de sélection aura pour mission d'établir la liste des produits qui seront présentés aux Français lors de cette exposition. Toute entreprise, qu'elle soit start-up, TPE, PME, ETI, grands groupes ou association est libre de se porter candidate. En cette année olympique, les entreprises de l'économie du sport, de l'handisport et de l'accessibilité seront tout particulièrement valorisées. L’excellence des savoir-faire français Ce rendez-vous estival mettra à l’honneur l’excellence des savoir-faire français qui font la richesse et la diversité de notre paysage économique : entreprises, artisans, producteurs et industriels qui s’engagent pleinement dans la fabrication française. Toute entreprise engagée dans la fabrication française est éligible, quelle que soit sa taille et son secteur d’activité. Les produits présentés lors de la Grande Exposition du Fabriqué en France 2024 devront s’inscrire dans une démarche de production respectueuse de l’environnement, socialement innovante, et utile au maintien d’un des savoir-faire régionaux et au développement économique local. L’origine française, un atout concurrentiel plus que jamais à valoriser Depuis 2017, le Gouvernement a mis en place des actions en faveur d’une production française résiliente, compétitive et décarbonée. Ces initiatives ont connu une accélération dès 2020 avec le plan France Relance dont un tiers du budget a été alloué à la (re)localisation. Cette dynamique initiée par la crise s’inscrit désormais sur la durée avec France 2030 (54 milliards d’euros via des dispositifs locaux et nationaux) dont le volet territorialisé est doté de 500 millions d’euros. Ce volet a pour objectif d’accompagner l’innovation des start-ups, PME, ETI ou organismes locaux notamment, sur tout le territoire national. Plus récemment, la loi Industrie Verte vise à accélérer la réindustrialisation du pays dans une excellence environnementale et en s’adaptant aux effets du changement climatique. Comment soumettre un produit à la sélection ?  Valoriser le Fabriqué en France, c’est avant tout faire rayonner un territoire et ses habitants. Les spécialités régionales, les entreprises créatrices d’emplois locaux, la redynamisation d’un tissu économique sont vecteurs de fierté. Cette journée appartient aux Français et leur permettra de représenter leur territoire. C’est pour cette raison que les pré-sélections se feront au niveau régional par les Préfets de région (France métropolitaine et Outre-mer), qui s’appuieront sur l’avis des Conseils régionaux, départementaux, des réseaux consulaires et des relais économiques locaux à même d’apporter un éclairage objectif pertinent. La qualité des dossiers de candidature sera appréciée au regard des critères suivants, sans qu’ils ne soient obligatoires :
  • La part de la valeur ajoutée du produit réalisée en France (%) ;
  • Les labels détenus : labels d’entreprise, qualité, savoir-faire (Entreprises du Patrimoine Vivant, par exemple), d’origine (Origine France Garantie, par exemple), etc. afin d’appréhender le caractère emblématique de l’objet proposé en matière de savoir- faire français ;
  • L’engagement de l’entreprise dans une démarche environnementale ;
  • L’engagement de l’entreprise dans une démarche sociale (promotion d’un savoir-faire local, recours à un établissement ou service d’aide par le travail, etc.) ;
  • La participation à un dispositif de France Relance, France 2030, Je Choisis la French Tech, etc.;
  • L’engagement dans une démarche de relocalisation de l’activité en France ;
  • La démarche d’exportation du produit fabriqué en France.
Pour cette nouvelle édition, les entreprises ont jusqu'au 17 mars pour déposer leur dossier de candidature.

Projet DURHABI : l’IFTH organise un webinaire sur les avancées et perspectives dans la durabilité physique des textiles le 7 mars

L’IFTH organise le 7 mars prochain à 17 heures un webinaire marquant un point d’étape essentiel du projet Durhabi, lancé et porté par l’IFTH, avec le soutien de l’ADEME et Re-fashion, au terme des campagnes tests et propositions dédiées aux articles d’habillement.   L'étude collective DURHABI vise à élaborer une méthodologie mutualisée pour évaluer la durée de vie physique des produits (solidité, résistance des produits dans la durée d’utilisation), intégrant pour la première fois l'usage réel des consommateurs et qui réponde aux attentes du BNITH et du PEF-CR.   Animé par Gaëlle Courage, ingénieure R&D IFTH pilote du projet, ce webinaire sera l'occasion de comprendre l'importance du développement de cette méthodologie dans le contexte actuel.   Pour les marques, disposer d'une norme scientifique, mesurable et objective permettant d’évaluer la durabilité à l'usage des produits textiles deviendra indispensable dans un avenir proche. Cela constituera un outil précieux pour la prise de décision et la communication par la preuve.   D’autres sujets seront également abordés lors du webinaire :

-    la genèse et les objectifs de cette initiative pionnière,

-    l’importance des collaborations avec les marques partenaires,

-    les essentiels des méthodologies mises en œuvre (enquêtes, causes de fin de vie et tests identifiés, bases de données et livrables),

-    les prochaines étapes du projet.

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GUIDE DE L’ENTRETIEN TEXTILE PROFESSIONNEL DU COFREET

Le COFREET propose un guide inédit sur l’entretien professionnel, regroupant conseils, décryptages et témoignages. Résultat d'années de travail et d'expertise collective, ce guide offre aux acteurs de la filière une ressource indispensable pour naviguer dans cette ère du « post-perchlo ».  Conçu pour informer, rassurer et orienter, il répond aux questions qui émergent à la suite de cette interdiction. Pour toute question contacter le Cofreet Lien vers le guide : COFREET_GUIDE-180x240mm-WEB-V3.pdf (lavermonlinge.com)