Formation : l’Académie Internationale de Coupe de Paris (AICP) Former les meilleurs experts aux techniques de la mode de demain.
C’est l’un des établissements les plus reconnus dans l’univers de la mode, en France comme à l’étranger. Zoom sur l’AICP qui forme à l’architecture même du vêtement, à l’heure où l’école choisit d’élargir ses formations à l’univers masculin.
« Aujourd’hui, la technique, le savoir-faire et le travail de la main sont devenus des qualités rares, et de plus en plus recherchées ». Christine Walter-Bonini, directrice de l’AICP, aime à chaque rentrée, recevoir ses nouveaux élèves avec ces mots qui dévoilent, en creux, les atouts de cette école unique. Une formation aux métiers techniques de la mode totalement exclusive, et renommée dans le monde entier.
Créée au XIXème siècle, l’AICP propose en effet une pédagogie qui repose sur la méthode Vauclair-Darroux (du nom de deux grands tailleurs parisiens des XIXème et XXème siècles) réputée pour sa précision et son sens de l’innovation. Encadrés par des enseignants, eux-mêmes diplômés l’école et passés par les grandes maisons de mode internationales, les étudiants qui suivent ces cursus deviennent de véritables architectes du vêtement, plébiscités par toutes les entreprises du secteur.
L’école est ouverte aux élèves titulaires d’un bac pro ou général, d’un BTS MMV ou à ceux qui ont suivi le cursus préparatoire au modélisme proposé par l’institution. Après une série de tests et entretiens, les étudiants choisissent entre les deux grandes formations initiales proposées à plein temps.
Intitulée Modéliste international du vêtement, la première permet de maîtriser les techniques de réalisation d’un vêtement complet, en toute autonomie. D’une durée de 11 mois enrichie de stages, elle prépare au titre professionnel de niveau 5 (équivalent d’un Deug, BTS ou DUT). Dédiée exclusivement à la femme jusqu’en 2024, elle se déploie autour de la mode masculine depuis la dernière rentrée.
Destinée aux étudiants détenteurs de ce titre ou à des élèves Bac+2, la formation Modéliste créateur en bureau d’études vise à affiner la connaissance des techniques acquises et développer une créativité permettant de réaliser ses propres modèles. Elle s’articule autour de 5 mois de cours et 6 mois de stage et mène à un diplôme de niveau 6, l’équivalent du Bachelor. Autant de formations -reconnues par la commission paritaire de l’UFIMH- qui permettent aux étudiants de trouver un emploi dans les 6 mois suivant l’obtention de leur diplôme
L’AICP propose ces cursus en alternance mais aussi des formations permanentes pour les professionnels des maisons de luxe avec des programmes sur mesure. Elle vient également de relancer ses ateliers d’été destinés à tous les publics. De quoi susciter encore des vocations !
Découvrez l’AICP: https://www.aicp.fr/
Un univers qui connaît un succès jamais démenti. Comment avez-vous pensé votre développement ?
Dès le début, nous avons choisi un modèle de fabrication en précommande, ce qui nous permet d’optimiser les volumes, les stocks, et donc les coûts. Nous avons décidé de nous faire connaître à travers les salons, tissant des liens forts avec nos clients et partenaires à qui nous pré-vendions nos collections. Nous avons créé notre site de vente en 2017, une fois la marque déjà installée et nous avons ouvert ensuite une première boutique dans le 11ème arrondissement à Paris. Nos secteurs d'activité sont équilibrés : le prêt à porter représente un peu plus de 40% de notre CA, les accessoires textiles 45% et l’univers maison 15%.
Nous avons réussi à organiser notre croissance sans lever de fonds, dans un modèle d’autofinancement. Nous employons désormais une dizaine de salariés et si la France reste l’un de nos plus grands marchés, nous sommes très présents à l’international, en Europe (Belgique suisse, Espagne), aux Etats-Unis, en Australie et en Asie (Japon, Corée, Taïwan).
Nous sommes également très fières d’être distribuées dans des lieux prestigieux, notamment des boutiques de musée comme le MoMA à New York. Et même si nous avons pour règle de ne pas divulguer notre chiffre d’affaires, nous pouvons dire que nous connaissons une croissance continue.
Quels sont vos projets pour les prochaines années ?
Nous savourons le privilège d’être indépendantes, ce qui nous permet de gérer notre croissance comme nous l’entendons. Notre objectif est aujourd’hui de nous développer en matière de création mais également en termes de business, notamment dans les territoires où nous ne sommes pas encore, comme le reste de l’Asie.
Nous allons poursuivre notre développement de façon raisonnée, avec une vraie réflexion stratégique. Les fédérations membres de l’UFIMH, et notamment la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin - FFPAPF - nous sont pour cela très précieuses. Nous avons déjà participé au programme Talents, nous avons été coachées par les équipes qui nous ont confortées dans certains choix, et ciblé des points à optimiser. Nous bénéficions d’aides pour participer à des salons internationaux, d’un accompagnement RSE et d’un budget pour optimiser notre développement digital. Un soutien global qui a indéniablement constitué un levier d'accélération pour notre entreprise…
Mapoésie est membre de la Fédération du Prêt-à-Porter Féminin affiliée à l’UFIMH.
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