Formation initiale : bac pro et licence pro plus attractifs
« Nous travaillons au rééquilibre de la formation axée jusqu’alors sur le développement plutôt que sur la production et la fabrication », explique Jacques Martin-Lalande, responsable de la commission formation et sociale à l’UFIMH.
À la suite de la réforme du bac pro qui a conduit le métier de couturière vers le métier d’assistant modéliste, l’embauche de bacheliers est en effet devenue difficile. L’UFIMH a donc rédigé un référentiel visant à faciliter l’employabilité des couturières bachelières labellisé par un titre du ministère du Travail « Couturière pour atelier mode et luxe »(1)
Par ailleurs, une Licence pro Méthode, axée sur l’usine du futur, vient d’être ouverte sur le campus des métiers et des qualifications des industries créatrices modélistes mis en place par l’UFIMH à Cholet (Maine-et-Loire). Écosystème local qui lie la recherche, la formation, les professionnels et le développement de la pédagogie, ce campus est un excellent outil pour rapprocher l’école et les entreprises, et améliorer ainsi les réponses aux offres d’emploi.
(1) À noter qu'en plus du titre du ministère du Travail, un chantier de révision du référentiel bac professionnel s'ouvre en partenariat avec le ministère de l'Enseignement et de la Recherche pour proposer un référentiel actualisé et adapté.
/ Autres articles /
Salon Maison & Objet 2026, ce qu’il faut retenir de l’événement…
3 questions à… Nathalie Barataud, associée de la marque Mapoésie.
Un univers qui connaît un succès jamais démenti. Comment avez-vous pensé votre développement ?
Dès le début, nous avons choisi un modèle de fabrication en précommande, ce qui nous permet d’optimiser les volumes, les stocks, et donc les coûts. Nous avons décidé de nous faire connaître à travers les salons, tissant des liens forts avec nos clients et partenaires à qui nous pré-vendions nos collections. Nous avons créé notre site de vente en 2017, une fois la marque déjà installée et nous avons ouvert ensuite une première boutique dans le 11ème arrondissement à Paris. Nos secteurs d'activité sont équilibrés : le prêt à porter représente un peu plus de 40% de notre CA, les accessoires textiles 45% et l’univers maison 15%.
Nous avons réussi à organiser notre croissance sans lever de fonds, dans un modèle d’autofinancement. Nous employons désormais une dizaine de salariés et si la France reste l’un de nos plus grands marchés, nous sommes très présents à l’international, en Europe (Belgique suisse, Espagne), aux Etats-Unis, en Australie et en Asie (Japon, Corée, Taïwan).
Nous sommes également très fières d’être distribuées dans des lieux prestigieux, notamment des boutiques de musée comme le MoMA à New York. Et même si nous avons pour règle de ne pas divulguer notre chiffre d’affaires, nous pouvons dire que nous connaissons une croissance continue.
Quels sont vos projets pour les prochaines années ?
Nous savourons le privilège d’être indépendantes, ce qui nous permet de gérer notre croissance comme nous l’entendons. Notre objectif est aujourd’hui de nous développer en matière de création mais également en termes de business, notamment dans les territoires où nous ne sommes pas encore, comme le reste de l’Asie.
Nous allons poursuivre notre développement de façon raisonnée, avec une vraie réflexion stratégique. Les fédérations membres de l’UFIMH, et notamment la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin - FFPAPF - nous sont pour cela très précieuses. Nous avons déjà participé au programme Talents, nous avons été coachées par les équipes qui nous ont confortées dans certains choix, et ciblé des points à optimiser. Nous bénéficions d’aides pour participer à des salons internationaux, d’un accompagnement RSE et d’un budget pour optimiser notre développement digital. Un soutien global qui a indéniablement constitué un levier d'accélération pour notre entreprise…
Mapoésie est membre de la Fédération du Prêt-à-Porter Féminin affiliée à l’UFIMH.
Découvrez Mapoésie : https://mapoesie.fr/fr/