Proposition de loi contre la mode express.
Une proposition de loi émanant de la majorité présidentielle va être examinée le 14 mars à l’Assemblée nationale.
Le texte prévoit qu’un « bonus-malus » soit appliqué sur les prix des vêtements, commercialisés par des enseignes telles que Shein, intégrant les coûts environnementaux de cette production excessive, grande consommatrice d’eau et source de pollution et à l’inverse, et faire baisser ceux des alternatives écoresponsables.
La pénalité maximale pourrait atteindre jusqu’à dix euros par produit à l’horizon 2030, avec un plafond de 50% du prix de vente hors taxe. Ces pénalités seraient redistribuées dans la filière habillement afin de financer la production de vêtements durables.
Par ailleurs, l’interdiction de la publicité pour les produits et entreprises de mode éphémère a été validée.
Anne-Cécile Violland, députée du parti Horizons, à l’initiative de cette proposition de loi, ajoute que les prix bas ne sont possibles qu’au détriment du respect des exigences sociales et environnementales. La facture des dégâts est à la charge du citoyen.
L’Assemblée nationale va également examiner une obligation pour les sites internet vendant de la « mode jetable » d’afficher une information sur l’impact environnemental de leurs produits.
Proposition de loi 2307 du 7 mars 2024
/ Autres articles /
Salon Maison & Objet 2026, ce qu’il faut retenir de l’événement…
3 questions à… Nathalie Barataud, associée de la marque Mapoésie.
Un univers qui connaît un succès jamais démenti. Comment avez-vous pensé votre développement ?
Dès le début, nous avons choisi un modèle de fabrication en précommande, ce qui nous permet d’optimiser les volumes, les stocks, et donc les coûts. Nous avons décidé de nous faire connaître à travers les salons, tissant des liens forts avec nos clients et partenaires à qui nous pré-vendions nos collections. Nous avons créé notre site de vente en 2017, une fois la marque déjà installée et nous avons ouvert ensuite une première boutique dans le 11ème arrondissement à Paris. Nos secteurs d'activité sont équilibrés : le prêt à porter représente un peu plus de 40% de notre CA, les accessoires textiles 45% et l’univers maison 15%.
Nous avons réussi à organiser notre croissance sans lever de fonds, dans un modèle d’autofinancement. Nous employons désormais une dizaine de salariés et si la France reste l’un de nos plus grands marchés, nous sommes très présents à l’international, en Europe (Belgique suisse, Espagne), aux Etats-Unis, en Australie et en Asie (Japon, Corée, Taïwan).
Nous sommes également très fières d’être distribuées dans des lieux prestigieux, notamment des boutiques de musée comme le MoMA à New York. Et même si nous avons pour règle de ne pas divulguer notre chiffre d’affaires, nous pouvons dire que nous connaissons une croissance continue.
Quels sont vos projets pour les prochaines années ?
Nous savourons le privilège d’être indépendantes, ce qui nous permet de gérer notre croissance comme nous l’entendons. Notre objectif est aujourd’hui de nous développer en matière de création mais également en termes de business, notamment dans les territoires où nous ne sommes pas encore, comme le reste de l’Asie.
Nous allons poursuivre notre développement de façon raisonnée, avec une vraie réflexion stratégique. Les fédérations membres de l’UFIMH, et notamment la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin - FFPAPF - nous sont pour cela très précieuses. Nous avons déjà participé au programme Talents, nous avons été coachées par les équipes qui nous ont confortées dans certains choix, et ciblé des points à optimiser. Nous bénéficions d’aides pour participer à des salons internationaux, d’un accompagnement RSE et d’un budget pour optimiser notre développement digital. Un soutien global qui a indéniablement constitué un levier d'accélération pour notre entreprise…
Mapoésie est membre de la Fédération du Prêt-à-Porter Féminin affiliée à l’UFIMH.
Découvrez Mapoésie : https://mapoesie.fr/fr/