Avent … une re-définition de la responsabilité élargie de nos filières (Part.2)
Nouveaux enjeux, nouvelles règles : le cahier des charges REP (responsabilité élargie du producteur ) textile pour l’habillement, le linge de maison, la chaussure… est paru !

Sylvie CHAILLOUX, Présidente de l’UFIMH et du GFF
Comme d’autres « metteurs en marché » de première importance, les producteurs d’habillement, linge de maison, chaussures participent aux évolutions que les consommateurs appellent de leurs vœux (cf notre « épisode » précédent) ; de leur conception à leur « fin de vie » (après plusieurs vies de préférence !), nos filières doivent tenir bien des promesses… Cette responsabilité n’est pas récente, mais elle prend une dimension nouvelle en phase avec la société, de plus en plus exigeante en la matière.
Eco-conception, traçabilité, mode circulaire… : vivement 2023.
A l’UFIMH, avec d’autres fédérations et associations professionnelles, nous représentons près de 80% du marché. Attachés à ce qu’il n’y ait pas « tromperie sur la marchandise », nous expérimentons une méthode d’étiquetage réaliste, à une échelle significative. A vos agendas : en janvier, nous vous livrerons ici des résultats « grandeur nature » (à suivre dans un prochain épisode). Cet affichage est parfaitement cohérent avec le nouveau cahier des charges REP publié au JORF n°0273 du 25 novembre 2022.
Pour résumer, en quelques slides :

En bref :
- à travers ce cahier des charges révisité, écoconception, traçabilité réparation font figure de valeurs montantes. Bonus financiers à la clé. Autrement dit des « primes » sont prévues, elles serviront à « moduler » l’écocontribution due par chaque metteur en marché.
- Inciter les détenteurs de vêtements à les faire réparer, chez un professionnel agréé, voilà qui est inédit en France :

Une prime à la « durabilité » indexée sur le nombre de pièces mises sur le marché : 0,70€ pour les 100 000 pièces, un montant de référence divisé par 10 au-delà. Message reçu : faire rimer durabilité et quantité ? C’est passé de mode, assurément. La fin de la « mode éphémère » est d’ailleurs dans le viseur de la Commission européenne EUGreenDeal
Pour tout savoir sur la loi AGEC : rendez-vous sur le site de Refashion notre éco-organisme depuis 2009 (ex-EcoTLC), en lice pour le renouvellement de son agrément
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Evènement du 7 au 12 avril 2026, 4 bonnes raisons de courir aux Journées Européennes des Métiers d’Art…
Imaginées en 2002 sous la houlette de l’Institut National des Métiers d’Art pour mettre en lumière la création française, les JEMA n’ont cessé d’élargir leur horizon, s’ouvrant à l’Europe dès 2014 et accueillant chaque année un nombre grandissant de participants (dont beaucoup sont membres de l’UFIMH). Façon de témoigner de la vitalité d’un secteur qui compte, dans notre pays, 281 métiers, 234 000 entreprises et plus de 500 000 professionnels.
Pour cette édition qui met à l’honneur la région Centre-Val-de-Loire pour la France et la Belgique pour l’Europe, artisans d’art, TPE et PME (notamment les entreprises du patrimoine vivant) et associations en lien avec la restauration du patrimoine accueilleront tous les publics. Dans les villes et les régions, les artisans et les manufactures proposeront des portes ouvertes d’ateliers avec des démonstrations de leurs techniques. Les musées et les institutions dévoileront leurs collections et organiseront des conférences autour des savoir-faire mais aussi de l’innovation et du développement durable, axes-clés pour l’avenir de ces métiers. Enfin, de nombreux établissements de formation à l’artisanat d’art accueilleront les jeunes générations pour leur faire découvrir ces métiers, source d’épanouissement et important vivier d’emplois. Une sensibilisation précieuse pour la filière, plus que jamais en recherche de talents pour contribuer au rayonnement du secteur et valoriser le Made in France.
2/ L’accès à des lieux prestigieux au cœur de la capitale et en Ile de France. Pour cette édition, plus de 200 événements seront organisés à Paris et en Ile-de-France. On retiendra notamment ceux du Palais Galliera qui proposera des rencontres avec des brodeurs, des créatrices textiles, des plumassiers, des modistes…. Haut lieu de la création contemporaine, le Viaduc des Arts organisera des échanges avec les 37 artisans qui y ont ouvert leurs ateliers : souffleurs de verre, ébénistes, restaurateurs d’œuvres, orfèvres, bijoutiers, mosaïstes… Enfin, les Manufactures nationales – Sèvres & Mobilier national, le Campus Mode Métiers d’Art et Design et le Comité Colbert inviteront à une plongée inédite dans ces métiers avec l’évènement « Entrez en Matières #5 » à la Fondation Fiminco située à Romainville. Du 9 au 12 avril, plus d’une trentaine de savoir-faire d’exception y seront présentés : bois, métal, cuir, céramique… à travers des démonstrations en direct. L’occasion de découvrir le savoir-faire des artisans qui oeuvrent dans les maisons et institutions françaises les plus prestigieuses : brodeurs de la Maison Chanel, orfèvres de la Maison Christofle, céramistes, créateurs bois et textiles des Manufactures Nationales -Sèvres et Mobilier National. 3/ Des démonstrations de savoir-faire à travers toute la France… Les régions de France participeront toutes à l’aventure avec, pour chacune, le choix d’un thème en lien avec le secteur les plus emblématiques de leur territoire. Le Grand Est s’attachera à sensibiliser à la culture de l’osier, notamment à Fayl-Billot -capitale historique de la vannerie- où seront proposées expositions, démonstrations et initiations au tressage d’osier, le tout complété par la visite de musées, d’ateliers et d’oseraies. Dédiée au boutis et au piqué marseillais, la manifestation organisée par la région Occitanie, invitera à la découverte du village de Calvisson, qui abrite La Maison du Boutis -unique musée en France dédié à ce savoir-faire et doté d’une collection de broderies en relief, inscrites au patrimoine culturel immatériel français depuis 2019… La ville, l’association Les Cordelles du Boutis et les artisanes partenaires proposeront des ateliers, des démonstrations et une conférence pour faire découvrir ce savoir-faire rare, toujours transmis et pratiqué. En Pays-de-Loire, L’Institut de Bijouterie de Saumur déploiera La Ville en parure, projet porté par les étudiants en formation pour l’obtention du Diplôme National des Métiers d’Art et du Design (DNMADE) Objet – Bijou. Réalisés pour l’occasion par les élèves, des bijoux contemporains originaux autour du thème de l’année « Coeurs à l’ouvrage » seront exposés dans les vitrines d’une vingtaine de commerces du centre de Saumur, transformé en parcours d’exposition. … Et dans 26 pays d’Europe. Mise à l’honneur à l’occasion de cette édition 2026, la Belgique présentera le meilleur de ses savoir-faire, de la dentellerie et des arts textiles en Flandre aux techniques du verre, du métal et de la céramique en Wallonie, en passant par la bijouterie, la restauration de mobilier ancien et la création contemporaine à Bruxelles. En Espagne, plus de 700 découvertes sont programmées à travers le pays, tandis que l’Italie concentre une grande part de ses événements en Toscane via l’institution Artex, notamment ses manufactures textiles, ses ateliers de design, de travail du bois ou de l'orfèvrerie mais la manifestation sera déclinée dans l’ensemble du pays, de la Sicile à la Vénétie. Programme de l’ensemble des manifestations et inscriptions pour les visites, https://www.journeesdesmetiersdart.fr